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TRAVERSÉE DU VERCORS À SKI DE FOND 3 et 4 mars 2012

Historique     
La Traversée du Vercors à ski de fond.
par Jean-Pierre Copin Grenoble

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La descente des Erges...
Mais mon souvenir le plus marquant de la descente des Erges est quand même un souvenir admiratif et heureux... Une année je me suis trouvé par hasard dans ce passage en compagnie de Georges Mauduit qui faisait la Traversée pour être agréable à l'un de ses amis parisiens.
Il a descendu les Erges sur ses skis de fond avec la même aisance que le géant de Portillo, quelques années auparavant.
Les Erges ont été abandonnées pour d'autres parcours en même temps que la traversée s'humanisait et s'allongeait.

Les récits des traversées épiques d'autrefois...

... avaient accrédité la thèse selon laquelle il y avait cinquante kilomètres entre le Rousset et Corrençon. On s'aperçut qu'il y en avait environ trente-six. On atteignit la quarantaine en effectuant un détour par Pré-Peyret.
Puis la cinquantaine, en allant virer sur la fin par Bois-Barbu. Dans le même temps, grâce à l'armée et grâce à un budget amélioré par le nombre même de participants, la Traversée offrait sous nos skis de véritables boulevards et des postes de ravitaillement rapprochés et approvisionnés avec variété.
J'ai par ailleurs toujours eu le sentiment que nous nous trouvions partout en pleine sécurité grâce à un dispositif de secours presque omniprésent. Il est vrai que la Traversée du Vercors a rarement subi de menaces effrayantes.
Son plus grand ennemi est finalement la chaleur, c'est-à-dire le manque d'enneigement, ce qui provoquera quelques annulations.

A l'inverse, en 1970, après l'avoir retardée deux fois à la suite de trop grosses chutes de neige, on la fixa au dimanche 5 avril.
Mais les conditions étaient encore telles au Rousset qu'on improvisa un départ à Saint-Martin-en-Vercors au carrefour de la petite route qui rejoint Herbouilly. Nous rejoignîmes Corrençon par D'Arbounouze, puis Carrette. La neige et le vent ne nous abandonnèrent pas.
Je me souviens d'avoir amusé quelques compagnons en écrivant le soir même dans le Dauphiné libéré : Des expéditions comme celle-là, ou bien on en crève ou bien on en sort vacciné contre la grippe pour le restant de ses jours. Et comme on n'en crève pas...
 
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